La 19e édition du Dour Festival a donné lieu à quelques très rares interpellations et arrestations, essentiellement pour drogue. Le parquet de Mons a dressé ce matin le bilan judiciaire des quatre jours du Dour Music Festival. En matière de stupéfiants, le service des douanes a rédigé 107 procès verbaux.

Les agents ont saisi 931 pilules d'ecstasy, 10 kilos de marijuana, 621 gr de résine de cannabis, 10 gr d'héroïne, 6 gr de cocaïne, 5 gr d'amphétamine, 26 pacsons de speed, 405 gr de champignons hallucinogènes, 14 gr de MDMA, 7 gr de DTM, 100 gr d'éphédra et 99 grains de papaver (quatre stimulants avec conséquences hallucinogènes).

Deux individus, respectivement en possession de 700 pilules d'ecstasy et 8,597 kilos de marijuana, ont été placés sous mandat d'arrêt par un juge d'instruction tournaisien. Une opération plus ciblée engageant une trentaine de policiers a eu lieu jeudi à la gare de Saint-Ghislain, principal point d'arrivée des festivaliers. Les agents ont découvert quelques dizaines de grammes de haschisch, 179 gr de marijuana, 8 joints, 2 gr de cocaïne, 46 gr de champignons hallucinogènes, 3 gr de MDMA, 211 pilules d'ecstasy et enfin, 25 gr d'héroïne sur une même personne, qui sera citée devant un tribunal correctionnel dans les mois qui viennent. Trois autres jeunes comparaîtront en procédure accélérée le 22 août. Ils avaient sur eux des champignons hallucinogènes et/ou de l'ecstasy.

Sur le site, où la sécurité était assurée par les organisateurs, on a constaté une augmentation des vols avec violences, surtout perpétrés par des personnes extérieures. Quant aux bagarres, leur nombre a baisse, mais elles ont été plus violentes. Dans la nuit de samedi à dimanche, douze personnes ont fait l'objet d'une arrestation administrative pour ce type de faits.

A noter également qu'un phénomène de taxis clandestins a été observé à partir de la gare de Saint-Ghislain. Pour 10 euros par personne, des individus proposaient de conduire les festivaliers à Dour, mais ils les débarquaient ensuite en pleine campagne dans la région de Quiévrain.

Enfin un dossier de viol a été ouvert. Une Anglaise, qui a accepté de prendre de la cocaïne avec des jeunes qu'elle ne connaissait pas, s'est réveillée quelques heures plus tard avec des douleurs aux parties génitales. Néanmoins, les examens médicaux pratiqués par la suite ne sont pas très probants et ne montrent aucune trace de violences, selon le parquet.